Cet article a d’abord été publié dans notre newsletter Fast Forward le 12 mars 2026. Le meilleur moment de la journée ? Le passage de l’écran du travail à l’écran du fun. De l’ordi pro à...
Et si on attendait un peu avant de faire revenir les humains ?
Cet article a d’abord été publié dans notre newsletter Fast Forward le 12 mars 2026.
Le meilleur moment de la journée ? Le passage de l’écran du travail à l’écran du fun. De l’ordi pro à l’ordi perso. Qui correspond aussi au passage des notifs Slack aux notifs WhatsApp. Potentiellement pour discuter avec les mêmes personnes, mais ne le dites pas à la médecine du travail. Mais depuis vendredi dernier, je n’attends qu’une chose chaque fin de journée : le moment où je vais pouvoir relancer ma partie sur Pokémon Pokopia. Le jeu, vendu comme (je plaide coupable) un Animal Crossing dans l’univers Pokémon, s’avère, après cette douzaine d’heures de jeu, beaucoup plus que ça.
Les Pokémon, je suis passé à côté pour une raison assez évidente : si la franchise fête cette année ses 30 ans, c’est en 1999 que la France s’est pris la vague Pikachu. Et en 1999, j’essayais déjà de poser des (mauvais) freestyles sur des faces B de la Scred Connexion plutôt que de devenir le meilleur dresseur. Alors, quand j’ai lancé Pokémon Pokopia, pensant que j’allais ramasser des pommes et meubler ma petite bâtisse, c’était la première fois que je lançais vraiment un jeu de la franchise de mon plein gré.

“Batterie faible”. C’est la notification, sur l’écran de la Switch, qui m’a sorti du tunnel de ma première partie. Une notification qui voulait dire que ça faisait largement 2 h 30 que je n’avais pas checké les autres, celles sur l’écran de mon smartphone. La preuve que le jeu, son ambiance, son thème sonore, venaient de m’aspirer sévère. Le jeu m’a instantanément happé par son temps long, sa poésie, sa bienveillance et son ton mélancolique. La mélancolie d’un monde où l’Homme a disparu, où la pluie n’est pas tombée depuis des années et où un Pokémon a perdu la boule en fantasmant un autre temps, un temps avec des fruits sur les arbres et des Pokédex bien remplis.

Pokémon Pokopia, sans ses Pokémon, m’a fait penser à Myst (1993) et à son descendant The Witness (2016), où l’apocalypse semble passée et où il nous reste uniquement un désert de mystères à explorer. Après une douzaine d’heures de jeu, à arroser, à filer des fruits à mes camarades Pokémon, je sens que je suis à un tournant du jeu. Ce matin, mon premier centre Pokémon, en ruine quand j’ai lancé l’aventure, va rouvrir. Le reste du monde de Pokopia avec, une carte immense où des mondes se cachent derrière des portes placées là il y a bien longtemps par les humains.

Sur TikTok, mon algo s’est Pokopié et alors que le jeu est sorti il y a moins d’une semaine, certains ont déjà (re)construit des villes immenses et leurs intérieurs semblent sortis d’un éditorial d’Architectural Digest. Pokémon Pokopia, c’est un peu un simulateur de “tout plaquer” : j’y file une solitude paisible à creuser une rivière en cueillant des carottes, pendant que d’autres tentent de reconstruire une mégalopole.
Ma solitude de Métamorph zélé et ma poignée de Pokémon dont j’ai appris les noms me suffisent. Je ne sais pas encore si j’irai m’aventurer plus loin. Ce qui est sûr c’est que si vous vous lancez dans Pokémon Pokopia, vous trouverez certainement votre bonheur, que vous soyez comme moi un brin beauceron ou que vous ayez plutôt une âme de grand bâtisseur, tant le jeu semble infini et capable de s’adapter au joueur.
Pokémon Pokopia est disponible sur Switch 2. Article rédigé dans le cadre d’une mise à disposition de produit.
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