La ferme Bodart à Matagne-la-Petite (Doische) élève 700 bovins. Pour tirer le lait des vaches, la famille peut se reposer sur des… robots. Elle ouvre ses portes ce vendredi 17 avril 2026. ...
La famille Bodart gère une exploitation agricole à Matagne-la-Petite, dans la commune de Doische (province de Namur). À côté des cultures, elle élève 700 têtes de bétail : des vaches bleu-blanc-belge pour la viande, et de race Holstein pour le lait.
Détresse des agriculteurs : "Sans Agricall, je me serais pendu dans mon étable…"Datant d'une quarantaine d'années, l'étable n'était plus adaptée aux contraintes actuelles. Un nouveau bâtiment a dès lors été construit. Par ailleurs, une technologie davantage en phase avec les défis à venir a été mise en place.
Le smart farming, vous connaissez ?
L'agriculture intelligente a fait son apparition à la fin du siècle dernier. On parlait alors surtout d'agriculture de précision grâce à des GPS embarqués dans les tracteurs. Le concept s'est répandu progressivement, surtout depuis une quinzaine d'années. L'objectif est d'optimiser et de faciliter le travail à la ferme grâce à des technologies basées sur l'internet des objets. Dans le jargon, on appelle cela : le smart farming.
Veronika, une vache qui utilise un balai pour se gratter, attire l'attention de chercheursSi cette évolution concernait jusqu'il y a peu les grandes exploitations, elle s'adresse de plus en plus aux fermes familiales. C'est notamment le cas pour l'élevage des bovins : des robots entrent en action pour traire automatiquement les vaches, mais aussi pour détecter les maladies. Les données informatiques sont accessibles en ligne ; l'éleveur peut les lire sur smartphone et ainsi réagir rapidement en cas d'anomalie constatée.
3 robots de traite
Avec l'augmentation de son cheptel, la ferme Bodart a opté pour une automatisation de tâches réalisées antérieurement à la main. Ainsi, trois robots de traite ont été installés par une société luxembourgeoise spécialisée dans le domaine : Lely Center Urspelt.
Agroécologie : 400 fermes wallonnes repensent les bases de leur mode de productionAvec, tout de même, une certaine appréhension. En effet, le sol – pour ne pas dire le plancher des vaches – a été considérablement modifié, passant du paillage à des logettes équipées de matelas, limitant ainsi les bactéries. Pour ne pas susciter trop de stress, les animaux ont été progressivement familiarisés avec leur nouvel environnement. "Puis, il a fallu habituer les vaches à se rendre d'elles-mêmes vers les robots", témoigne Valentin Bodart. Avec son frère Clément, il fait partie de la troisième génération d'exploitants.
"Nous voulions également une bonne aération et beaucoup plus de luminosité dans le bâtiment poursuit Clément Bodart, pour la détection des chaleurs, une meilleure fertilité et une augmentation de la production de lait." Pour ce, des lampes, ventilateurs et filets brise-vent ont été mis en place ; ils sont, eux également, gérés de manière totalement automatisée.
Par ailleurs, les vaches disposent de colliers numériques permettant aux robots de les identifier. Ainsi, la traçabilité du lait est parfaitement assurée.
Salon Agribex: voici quel tracteur a été le plus vendu en BelgiqueUn après-midi portes ouvertes
Toutes les conditions ont donc été réunies pour le bien-être des animaux. Mais qu'en est-il de celui des exploitants ? "Nous ne gagnons pas vraiment beaucoup de temps, reconnaît Valentin Bodart. La valeur ajoutée réside surtout dans l'organisation ; nous ne sommes plus tenus à des horaires précis, les vaches se rendant auprès des robots de manière autonome. Et nous savons détecter à distance tout dysfonctionnement."
Mais ce semi-confort de vie a un prix. Le coût d'un seul robot de traite avoisine les 125 000 euros. Pour cela, il faut emprunter sur vingt ans au moins. Si le stress des vaches diminue, on ne peut pas en dire vraiment autant de celui des exploitants.
Pour en savoir davantage, la ferme organise un après-midi portes ouvertes ce vendredi 17 avril de 13 à 18 heures, en présence de la société Lely. Adresse : 19, rue de Givet à Matagne-la-Petite.
Le salon Agribex au cœur des innovations agricoles : "l'agriculture est plus avancée que l'industrie"Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.
Retour aux news