Voilà près de 20 ans que le smartphone règne sans partage sur notre quotidien numérique, mais l’avènement de l’IA générative est en train de changer la donne. Je vous propose dans cet article de décrypter les deux grandes trajectoires qui se dessinent : d’un …
Voilà près de 20 ans que le smartphone règne sans partage sur notre quotidien numérique, mais l’avènement de l’IA générative est en train de changer la donne. Je vous propose dans cet article de décrypter les deux grandes trajectoires qui se dessinent : d’un côté, l’évolution du smartphone à travers les assistants numériques et agents intelligents ; de l’autre, l’émergence de nouveaux terminaux (lunettes connectées, objets agentiques…) qui cherchent à succéder à l’iPhone comme objet technologique de référence. Derrière ces évolutions se jouent des enjeux considérables : la fin probable du paradigme des applications mobiles, la recomposition des points de contact avec les consommateurs et l’apparition de nouveaux intermédiaires.
#UsagesMobiles #ObjetsConnectés #AgentsIA
En synthèse :
- Le smartphone est coincé dans une dynamique incrémentale. Après 20 ans de domination, le smartphone est désormais dans l’ombre de l’IA générative, piégé dans des cycles d’améliorations mineures, où même Apple peine à concevoir un produit suffisamment différenciant pour reprendre le leadership.
- Les agents intelligents vont remplacer les applications mobiles. Sous l’impulsion de Google, Nothing, Huawei ou encore OpenAI, un consensus émerge : l’avenir du smartphone ne réside pas dans le matériel, mais dans le logiciel (assistants numériques et agents IA qui se substituent aux applications mobiles).
- La messagerie mobile s’impose comme vecteur discret mais puissant de cette transition. La 4e version du standard RCS, portée par Google, offre une alternative « crédible »low tech » aux assistants numériques et systèmes de messagerie propriétaires WhatApp, sans perturber les 5 MM d’utilisateurs de smartphones existants.
- Les lunettes connectées sont le candidat le plus sérieux à la succession du smartphone. Après des années de R&D et de faux départs, Meta, Google, Huawei et bientôt Apple convergent vers ce facteur de forme, avec des succès commerciaux notables (Ray-Ban Meta) et de nouveaux produits annoncées pour 2026 et 2027.
- La réalité du marché impose un scénario de compromis. Entre coût des nouveaux terminaux, pouvoir d’achat dégradé et incertitude ambiante, il est hautement improbable que les utilisateurs renouvellent simultanément ordinateur, smartphone et lunettes connectées. L’approche hybride (cloud + local) va logiquement s’imposer pour la diffusion de l’IA agentique.
Voilà presque 20 ans que l’iPhone a été présenté au grand public par Apple. Certes, à l’époque ce n’était pas le premier smartphone, mais c’est indiscutablement le modèle qui a redéfini la catégorie et posé les bases de ce qui allait devenir l’objet le plus iconique du XXIe siècle (cf. Le smartphone est l’icône du 21e siècle, pour le meilleur et pour le pire).
Au cours des 15 années qui ont suivi, le smartphone est devenu le centre de toutes les attentions, un objet à la fois utilitaire et statutaire, la télécommande de notre quotidien numérique (Comment les smartphones ont changé le monde en 15 ans). Mais ça c’était avant que l’IA générative déferle sur le monde. Si le smartphone était le point d’attention central des nouvelles technologies dans les années 2010, ChatGPT lui a complètement volé la vedette et occupe maintenant le devant de la scène médiatique.
À une époque pas si lointaine, les keynotes d’Apple étaient des rendez-vous médiatiques incontournables, l’occasion pour la firme à la pomme de dévoiler ses nouveaux modèles et d’élever la barre tous les ans.

Nous sommes en 2026 et les smartphones sont maintenant clairement dans l’ombre de l’IA générative, d’autant plus avec Apple qui piétine, car malgré de fortes ambitions avec le renouveau de Siri, ils ne parviennent visiblement pas à concevoir un produit suffisamment différenciant pour reprendre le leadership :
- Apple Basically Ignored AI at Today’s iPhone Event ;
- Apple’s new AI chief quits weeks after appointment, joins Meta in major Silicon Valley talent war.
La complexité de mettre au point un assistant numérique digne de ce nom est telle, qu’ils ont jeté l’éponge et opéré un “repli stratégique” : Apple picks Google’s Gemini AI for its big Siri upgrade. Pourtant, Apple était pionnier en ce domaine, puisque la première version de Siri a été lancé en 2011. Quoi que, vous pourriez également mentionner Google Now qui a été lancé quelques mois plus tard, un service déjà très prometteur à l’époque : Google ambitionne-t-il de devenir notre système d’exploitation personnel ?
J’ai déjà eu de nombreuses occasions de vous expliquer que le smartphone en tant qu’objet technologique était piégé dans des boucles d’itérations incrémentales avec des améliorations constantes, mais non significatives : Les innovations d’usage sont l’avenir des smartphones. Nombreux sont ceux qui ont essayé de renouveler l’intérêt du marché avec des concepts très intéressant, notamment Microsoft (De nouveaux usages numériques requièrent de nouveaux terminaux), mais rien n’y fait, le « facteur de forme » du smartphone semble figé.

À partir de ce constat, il ne semble y avoir que deux scénarios prospectifs : des améliorations logicielles pour les smartphones (centrées sur les assistants numériques) et l’émergence de nouvelles catégories (ex : lunettes connectées).
Et comme toujours, nous sommes tranquillement en train de suivre une trajectoire qui est un compromis entre ces deux scénarios.
Android + Gemini = 🥰
Loin de moi l’idée de relancer le débat pour savoir qui de Apple, Google ou Samsung propose les meilleurs smartphones, car il semble impossible de les départager de façon équivoque. À ce stade, le choix des utilisateurs repose sur les habitudes plus que sur des arguments rationnels.
Néanmoins, force est de constater que de ces trois acteurs, Google est incontestablement la société technologique qui est la plus active et légitime dans le domaine de l’IA générative. Il y a bien évidemment la gamme Gemini (le chatbot, l’assistant et les modèles), mais aussi les nombreux modèles compacts qui sont capables de réelles prouesses sur un smartphone compte tenu de leur taille et de leur faible consommation d’énergie :
- Google releases FunctionGemma: a tiny edge model that can control mobile devices with natural language ;
- Gemini can now automate some multi-step tasks on Android ;
- Google previews Gemini Nano 4 for Android AICore ;
- Introducing Gemma 4 12B: a unified, encoder-free multimodal model.
Non, Gemma 4 n’est pas aussi puissant que Claude Opus 4.8, mais le but recherché est de proposer des fonctions agentiques avec de fortes contraintes de place et de consommation (les capacités techniques d’un smartphone sont limitées). Car oui, la révolution mobile ne passera pas par le matériel (hardware), mais par le logiciel (software).
AI agents are the new mobile apps
Vous n’êtes pas censé ignorer que le monde du logiciel est en ébullition, car nous entrons dans une 4e ère de l’informatique et des usages numériques : L’agentisation amorce une nouvelle étape de maturité numérique menant au Web4.
Ce phénomène d’agentisation ne se limite pas aux services en ligne, car il touche aussi les smartphones, sous l’impulsion notable des fabricants asiatiques, avec Nothing et son positionnement à l’avant-garde (Nothing CEO Carl Pei says AI agents will replace your apps in near future), mais également Huawei et l’obsession des Chinois pour OpenClaw : Huawei CEO reveals HarmonyOS Claw AI agent features.

Est-ce là le salut des smartphones : conserver leur forme générale, mais repenser leur fonctionnement autour des assistants numériques et agents intelligents ? Peut-être, car les efforts semblent converger, aussi bien chez les acteurs historiques que les nouveaux entrants :
- Amazon’s Getting Back Into Smartphones After 10+ Years of Being Away ;
- OpenAI reportedly developing its own smartphone chips with MediaTek and Qualcomm ;
- OpenAI could be making a phone with AI agents replacing apps.
Bientôt la fin des applications mobiles et places de marché d’applications ? Qui sait…
Sortir du paradigme des applications mobiles
La proposition de valeur du smartphone est indissociable de celle des applications mobiles. La raison est simple : si les smartphones sont « smart », c’est grâce à leur versatilité et leur capacité d’évolution qui repose elle-même sur les applications mobiles. Ceci explique la domination d’Apple et de Google avec leur place de marché d’applications (Des applications mobiles aux écosystèmes mobiles).
Mais l’avènement de l’IA générative relance le fantasme des interfaces liquides et des applications instantanées :
- GenUI : de la personnalisation aux concierges numériques ;
- Le retour de la revanche des applications (quasi) instantanées.

Et au cas où vous vous poseriez la question : non, il n’est pas du tout illusoire de penser que les modèles génératifs puissent générer des interfaces à la volée, notamment chez Google avec les « interactive apps » (Generative UI: A rich, custom, visual interactive user experience for any prompt), et maintenant avec la possibilité de générer des applications natives : Build native Android apps in Google AI Studio. Donc oui, la technologie est prête, reste encore à valider l’utilisabilité de tout ça : The Most Exciting Development in GenUI: Buttons and Checkboxes.

Tout ça est très intéressant, mais il y a une façon plus simple de repenser les interactions avec son smartphone à travers les assistants numériques : les systèmes de messagerie. Car oui, vous pouvez chercher l’exploit technique avec des IA agentiques locales, mais vous pouvez aussi faire ça dans le cloud. Une piste déjà explorée il y a de nombreuses années : Des services de conciergerie mobiles aux applications transparentes.
10 ans après, ce principe de concierge mobile est revisité grâce à l’évolution des antiques SMS.
La messagerie toujours au coeur des usages mobiles
Je pense ne rien vous apprendre en écrivant que les smartphones sont avant tout des outils de communication. Une communication qui est maintenant majoritairement asynchrone et texuelle, voire visuelle.
Mais le succès des « super apps » en Asie nous prouve que les systèmes de messagerie sont au coeur du quotidien des mobinautes (cf. cet article publié en 2019 : L’avènement des super apps).
Plus que les médias sociaux, la messagerie mobile est assurément LA killer app des smartphones. Voilà pourquoi j’ai toujours considéré que la vraie pépite de Meta n’est pas Facebook, mais WhatsApp, l’application mobile universelle par excellence, celle qui est présente dans TOUS les smartphones !
Rien de surprenant au fait que les ambitions de Meta avec l’IA passent par WhatsApp : WhatsApp can now draft AI-generated responses based on your conversations. Une ambition bien évidemment marchande (Meta starts testing its AI shopping assistant), d’autant plus que le « marché adressable » est gigantesque : Meta AI now has 1B monthly active users, même en France (Tout savoir sur Meta AI dans WhatsApp : comment ça fonctionne et comment protéger votre vie privée ?).
L’offensive de Meta a pris une autre envergure cette semaine avec la disponibilité d’un agent conversationnel pour les marchands : Meta’s AI agent for WhatsApp Business is now available globally.

Mais les Thénardiers ne comptent pas se faire déborder si facilement, notamment Apple avec iMessage et Google qui pousse très fort pour imposer son application native de messagerie : Samsung Messages will be discontinued in July as part of Google Messages upgrade. Et pour ce faire, ils comptent sur un standard qu’ils ont été les premiers à promouvoir il y a de nombreuses années : Rich Client Service.
SMS > MMS > RCS
Le succès de WhatsApp repose en majeure partie sur l’incompatibilité entre les systèmes de messagerie natifs de iOS et Android. Ça, vous l’aviez compris par vous-même. Mais ce point de blocage n’est pas immuable, car l’UE a su forcer la main de Apple pour mettre fin à la guéguerre entre bulles vertes et bleues (cf. After 15 Years, Apple Changes Green Bubbles On Your iPhone).

RCS est donc le standard de référence de messagerie mobile, l’évolution des protocoles de messages SMS et MMS, soutenu par Google depuis 2018. Un standard qui vient de dévoiler sa quatrième itération : From Rich Text to Video: RCS Universal Profile 4.0 has arrived.

Non seulement cette nouvelle version des RCS assure la compatibilité entre iMessage et Google Messages (End-to-end encrypted RCS messaging begins rolling out today for Android and iPhone users), mais elle autorise d’autres fonctionnalités très pratiques, comme l’accès à un chatbot à travers une conversation standardisée dès la page de résultats de recherche : Google RCS Search: How Conversational Messaging Is Transforming High-Intent Customer Acquisition.

Personne ne les a vus venir, mais les RCS sont maintenant une alternative très efficace et intuitive à l’assistant natif et aux applications des éditeurs d’IA (OpenAI, Anthropic, Perplexity…). Idéalement, il faudrait rendre compatible avec les Business Agents introduits récemment par le Universal Commerce Protocol de Google, ou par le standard NLWeb de Microsoft.
Bref, les RCS semblent être une piste tout à fait légitime et intéressante à exploiter pour faire évoluer en douceur les usages mobiles sans perturber les quelque 5 milliards d’utilisateurs de smartphone. Sinon, il y a d’autres scénarios d’évolution des usages mobiles, mais ils passent nécessairement par de nouveaux terminaux.
Des smartphones aux smartglasses en passant par les objets connectés
Comme expliqué plus haut, la quête du successeur du smartphone, l’objet technologique capable de réitérer le succès de l’iPhone, est plus ancienne qu’on ne le pense :
- Les smartphones sont-ils en fin de cycle d’évolution ? (octobre 2011) ;
- Du SoLoMo au VoCloAI (février 2016)
- Quelles innovations pour accélérer le renouvellement des smartphones ? (février 2017)
- Une troisième vague d’innovation pour les terminaux mobiles (février 2019)
Toutes les tentatives précédentes ont échoué, à l’image de ce faux départ pour les objets connectés intelligents, les « smart wearables » : Les IA génératives (re)lancent le segment des accessoires connectés. Il y a également eu une première tentative de PC boostés à l’IA, mais les performances n’étaient visiblement pas à la hauteur : Une nouvelle ère de l’informatique s’ouvre avec les AI PC.
Mais ça n’empêche pas les grandes sociétés technologiques de continuer à essayer, notamment Microsoft avec ces deux prototypes très intéressants d’objets connectés servant de supports pour les agents IA : Microsoft’s Project Solara is an Android OS designed for agents instead of apps.

Je ne peux que saluer la perspicacité de cette approche, car ces cadres et badges connectés de Microsoft ne cherchent pas à remplacer les ordinateurs et smartphones, mais à les compléter en tant que terminaux périphériques (des écrans d’appoints) permettant d’interagir avec des agents intelligents.
Mais c’est avant tout dans la direction des lunettes connectées que tous les espoirs se tournent, car après de nombreuses années de R&D et plusieurs lancements en demi-teinte par Snap ou Magic Leap, le créneau des lunettes intelligentes semble définitivement acquis à Meta qui célèbre le succès des masques Quest et des Ray-Ban connectées (Meta sur tous les fronts : VR, AR, MR, IA…) et envisage déjà la suite (Meta plans to introduce a wearable AI pendant).
Assurément un exploit technique, personne ne peut dire le contraire, mais surtout un succès commercial pour les Ray Ban Display qui partent comme des petits pains : Meta Has a Ridiculous Amount of Smart Glasses Planned for This Year.

Étant un indécrottable enthousiaste des nouvelles technologies, j’enrage de ne pouvoir mettre la main sur ces nouvelles lunettes connectées, car elles ne sont toujours pas disponibles en Europe.
Vous noterez d’ailleurs que cette distribution limitée laisse de l’espace pour les fabricants chinois qui affichent une ambition très forte :
- Huawei launches HarmonyOS AI smart glasses with camera and translation ;
- iFlytek launches 40g AI glasses with GlassClaw AI agent and advanced noise recognition ;
- Xreal’s budget AR glasses feature anti-shake tech and swappable frames ;
- Monako Glass turns smart glasses into the strangest new coding workstation yet…

Mais il va aussi falloir compter avec le retour en force de Google qui a présenté une plateforme très convaincante lors de sa dernière conférence annuelle :
- Intelligent eyewear is coming this fall ;
- A first (and second) look at the Android XR glasses launching this year ;
- Android XR-based ‘Audio Glasses’ previewed.

Une nouvelle tentative sur le marché des lunettes de réalité augmentée / mixte qui coïncide avec celle d’Apple qui compte également mettre un pied sur ce marché dès l’année prochaine : Apple seeks to disrupt the glasses market the way it did with watches.
Et je vous rappelle qu’il y a toujours deux objets connectés en gestation chez OpenAI : un stylo et des oreillettes (OpenAI’s first AI gadget could send handwritten notes to ChatGPT et OpenAI’s « Sweetpea » AI wearable allegedly takes aim at Apple’s Airpods).
L’IA agentique est partout et nulle part, mais surtout dans le cloud
L’adoption des agents intelligents passera-t-elle par les services cloud, les ordinateurs et smartphones dopés à l’IA ou les objets connectés ?
Difficile à dire pour le moment… Quoi que pas tout à fait, car il ne faut pas être devin pour comprendre que la portée de cette nouvelle génération de terminaux connectés va être limitée dans la mesure où ces nouveaux terminaux coûtent cher, à l’image de l’initiative conjointe de Microsoft et Nvidia (This is the Microsoft Surface Laptop Ultra with Nvidia RTX Spark), alors que le pouvoir d’achat est au plus bas et que l’incertitude est au plus haut. Pour faire simple : les conditions de marché ne sont vraiment pas favorables, en tout cas pas comme elles l’étaient lors du lancement de l’iPhone.
Il va donc falloir faire des choix : changer d’ordinateur, ou de smartphone, ou s’équiper avec des lunettes connectées. Mais faire les trois semble hautement improbable à grande échelle.
Au final, la solution se trouve sûrement dans le compromis. C’est en tout cas ce que propose Perplexity avec une approche hybride : Perplexity announces hybrid AI system that decides what runs locally or in the cloud. Comme toujours, la dure réalité du marché nous ramène toujours vers le scénario intermédiaire.
CQFD.
Questions / Réponses
Pourquoi parle-t-on de « repenser » le smartphone, alors qu’il approte entière satisfaction ?
Le smartphone est techniquement mature : ses améliorations sont désormais incrémentales et non significatives. Mais l’irruption de l’IA générative a déplacé le centre de gravité de l’innovation, au point qu’Apple lui-même ne parvient plus à proposer un produit suffisamment différenciant. Le terminal en tant qu’objet n’évolue plus ; c’est la partie logicielle qui porte désormais toutes les promesses, notamment celle de l’adoption rapide de l’IA agentique.
Qu’est-ce qu’un agent IA, et en quoi change-t-il l’expérience sur un smartphone ?
Un agent IA est un programme capable d’exécuter des tâches de façon autonome, sans que l’utilisateur n’ait à naviguer manuellement entre des applications. Concrètement, il pourrait à terme se substituer aux applications mobiles : plutôt que d’ouvrir une application pour chaque besoin, les mobinautes interagiraient avec un assistant unique capable d’orchestrer les actions à leur place.
Pourquoi les RCS sont-ils présentés comme une évolution importante, alors que ce sont des SMS améliorés ?
Les RCS (« Rich Communication Services« ) sont en réalité bien plus que des SMS enrichis : leur 4e version assure la compatibilité chiffrée entre iMessage et Google Messages, et permet d’interagir directement avec un chatbot depuis une simple conversation. Cette approche est notable car elle ne demande aucun changement de terminal ni d’application : elle fait évoluer les usages mobiles en s’appuyant sur l’infrastructure existante, accessible aux 5 milliards d’utilisateurs.
Pourquoi les lunettes connectées sont-elles présentées comme le successeur le plus probable du smartphone ?
Contrairement aux tentatives précédentes (montres, badges, oreillettes…), les lunettes connectées combinent discrétion, portabilité et interaction permanente avec des agents intelligents. Le succès commercial des Ray-Ban connectées de Meta valide un premier niveau d’adoption par le grand public, tandis que Google et Apple préparent leurs propres versions pour 2026-2027. Ce facteur de forme semble avoir franchi le cap du gadget pour entrer dans celui du produit de masse.
Pourquoi ne pas simplement tout miser sur un seul nouveau terminal pour remplacer le smartphone ?
Le principal obstacle est économique : les nouveaux terminaux (lunettes connectées, AI PC, objets connectés agentiques) sont coûteux, et les conditions de marché actuelles (pouvoir d’achat en berne, incertitude économique) ne sont pas comparables à celles qui avaient accompagné le lancement de l’iPhone. Il est donc hautement improbable que les utilisateurs renouvellent simultanément plusieurs équipements. La transition passera vraisemblablement par un compromis hybride, combinant cloud et traitements en local sur des terminaux existant.
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