Le nouveau Snapdragon 8 Elite Gen 6 et son dérivé Extreme visent les futurs smartphones haut de gamme sous Android. Ce sont également, comme d'habitude, des répétitions techniques de ce qui sera ...
Le nouveau Snapdragon 8 Elite Gen 6 et son dérivé Extreme visent les futurs smartphones haut de gamme sous Android. Ce sont également, comme d’habitude, des répétitions techniques de ce qui sera déployé sur le marché PC à l’avenir.
Les deux SoC mettent l’accent sur l’intelligence artificielle que Qualcomm voudrait surtout exploiter en mode local et non pas sur un serveur déporté. Ils s’intéressent également à un autre sujet, celui de la mémoire. Le concepteur de puce a bien compris que pour l’année qui vient, la situation restera très tendue sur ce segment. S’il veut que ses puces haut de gamme se vendent, il faut pouvoir alléger la note… ou fournir une compensation.
Snapdragon 8 Elite Gen 6
Qualcomm joue à cache-cache
Le SoC est composé de deux cœurs Oryon « Prime » de quatrième Gen tournant à une fréquence assez impressionnante de 5 GHz ainsi qu’un ensemble de six cœurs « Performance » toujours en Oryon mais plus sagement cadencés à 4 GHz MHz. L’ensemble est associé à un 16 Mo de mémoire cache « Oryon Flex ».
Cette petite couche de cache est l’arme secrète de la puce puisqu’elle va pouvoir, selon le concepteur, compenser l’absence d’une débauche de gigaoctets sur le smartphone. Son rôle est de faire tampon entre la mémoire de base et l’ensemble des cœurs au lieu d’aller chercher les données dans la mémoire vive. En limitant le nombre d’allers-retours en mémoire classique du système, ce cache offre de meilleures performances à l’ensemble. Et cela même si la mémoire vive générale disponible est limitée.
On comprend évidemment l’intérêt de Qualcomm dans l’opération. Il n’est pas question de vendre spécialement les puces moins cher, l’intégration de mémoire cache a un coût. Mais peut-être de siphonner une partie du prix de la mémoire avec un autre argument majeur : la disponibilité.
Jouer à cache-cache consiste ici à proposer aux fabricants de smartphones deux options. Soit de proposer des smartphones classiques avec beaucoup de mémoire vive et un SoC performant concurrent. Soit de vendre leurs solutions avec un Snapdragon 8 Elite Gen 6 et moins de mémoire pour des performances annoncées comme identiques. La solution Qualcomm ne sera peut-être pas moins chère, mais face à des problèmes de disponibilité de composants LPDDR5 récurrents, cela peut se traduire par une bien meilleure capacité de production. Un argument qui aura du sens tout au long de l’année prochaine.
Évidemment, les fabricants de smartphones vont se retrouver pris au piège du marketing qu’ils développent depuis des années. À mettre en avant leurs gigaoctets, même s’ils sont inutiles. Leurs capacités mémoire, leurs fréquences et autres. Pas sûr qu’un acheteur de smartphone haut de gamme à 1500€ avec 16 Go de mémoire accepte d’acheter, pour la même somme, un modèle en 12 Go. Cache ou pas cache.

Un Snapdragon 8 Elite Gen 6 plus rapide que le Snapdragon 8 Elite Gen 5
Le nouveau SoC devancerait de 10% l’ancien modèle Gen 5. Quand à la version Elite, elle serait 13% plus rapide. Une faiblesse d’écart qui s’explique d’ailleurs très facilement. Les SoC sont identiques d’un point de vue calcul. On retrouve à chaque fois un circuit graphique Adreno toujours aussi énigmatique. Sur le papier, il est donc logique de voir des performances très semblables.
À quoi tient l’élitisme du Gen 6 ? À la présence d’un Neural Fusion dont le rôle est d’améliorer le rendu d’image et la performance via l’IA. On retrouvera avec lui de la génération d’image et de la mise à l’échelle pour proposer une meilleure qualité et plus de fluidité.

Le circuit graphique du Soc Extreme abrite également un ensemble de cœurs Adreno Matrix dont l’objectif est la prise en charge de tâches IA. Associé à 18 Mo de mémoire ultra rapide, il va augmenter le traitement des tâches d’IA graphiques si, et seulement si, les éditeurs de jeux décident d’en tirer parti. Certains studios ont annoncé vouloir s’intéresser à cette option. Le résultat de ces développements est beaucoup plus sensible par rapport à la génération précédente. Le modèle Gen 6 de base serait 35 % plus rapide. Quant au Snapdragon 8 Elite Gen 6 Extreme, il grimperait jusqu’à 44 % de performances en plus.

Etre né sous le signe de l’Hexagon
Le NPU Hexagon évolue également et fait partie des véritables avancées de cette nouvelle fournée. On retrouve une solution qui développe 45 TOPS et qu isera entre 14 et 35% plus rapide que sur la génération précédente. Surtout, Qualcomm annonce une consommation réduite. Face à la Gen 5, la même demande de calcul du NPU sera 33% plus efficace. Là encore la version Extreme a de petits avantages techniques avec l’ajout d’une mémoire partagée plus importante baptisée Element Accelerator
Le but du jeu pour cette nouvelle génération est de pouvoir accompagner l’utilisateur au quotidien sans vider sa batterie à la vitesse grand V. Qualcomm compte bien sur le développement des IA locales pour seconder l’utilisateur. Une idée qui lui tient à cœur et qui fait écosystème : lunettes connectées, montres, smartphones, ordinateurs et domotique, tout pourrait être piloté de concert par des agents IA pour vous mâcher le quotidien. On parle de lire vos e-mails, de taguer vos clichés, de vous rappeler vos rendez-vous, de prendre vos notes, de vous proposer des formules dans vos emails, de corriger vos fautes. Tout pour reposer votre cerveau en somme.
Dernier point, outre le Qualcomm X105 pour la 5G on retrouve le modem FastConnect 8800 de la marque, une solution compatible Wi-Fi 8. Le futur.
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