Il y a un an, Apple avait largement revu sa copie avec les iPhone 17 Pro. Nouveau design, passage à l’aluminium, imposant plateau photo, meilleure dissipation thermique… Si la génération 2025 avait des airs de nouveau départ, la cuvée 2026 a tout d'u...
Il y a un an, Apple avait largement revu sa copie avec les iPhone 17 Pro. Nouveau design, passage à l’aluminium, imposant plateau photo, meilleure dissipation thermique… Si la génération 2025 avait des airs de nouveau départ, la cuvée 2026 a tout d'une année « S ». La Pomme garde la même formule pour les iPhone 18 Pro et concentre ses efforts sur des changements plus discrets se passant principalement sous le capot.
Ce n'est donc pas la génération la plus excitante pour les fans de tech, ces modèles étant de plus condamnés à rester dans l'ombre de l'iPhone Duo qui sortira le mois prochain. Cependant, ce n'est pas parce que les évolutions sont discrètes que le téléphone est mauvais, et plusieurs améliorations sont sur le papier significatives. Après plusieurs jours avec les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max, voyons si ce nouveau millésime a de quoi bien vieillir.
Design
Des retouches plutôt qu’une refonte
Apple a légèrement revu le look de son smartphone phare avec des différences bien présentes, mais qui restent subtiles. Les dimensions sont identiques et Apple conserve la construction en aluminium inaugurée l’année dernière. Le dos évolue aussi légèrement, avec un rendu moins bicolore que sur le 17 Pro : la plaque de Ceramic Shield se fond davantage dans le reste du châssis, ce qui donne à l’ensemble un aspect plus uniforme. Le grand plateau photo est toujours là, avec une épaisseur très légèrement supérieure : il passe de 11,4 à 11,5 mm. Un dixième de millimètre qui ne change rien au quotidien, mais qui suffit à rendre certaines coques d’iPhone 17 Pro incompatibles avec les nouveaux modèles.
La principale nouveauté esthétique se trouve finalement dans les couleurs. Apple propose quatre finitions : bordeaux, glacier, argent et noir. Le bordeaux est évidemment la star de cette génération et je le trouve plutôt réussi. Il apporte un peu de personnalité à une gamme qui a longtemps eu tendance à rester très sage, sans tomber dans l'orange clinquant du 17 Pro.

Il faudra en revanche aimer passer un coup de chiffon. Le bordeaux marque assez facilement, tout comme le noir que j’ai principalement utilisé pendant ce test. Les traces de doigts se voient particulièrement sur le plateau photo et autour des objectifs, même si les finitions glacier et argent s’en sortent mieux de ce point de vue. L’importance du problème dépendra évidemment de votre utilisation : le problème sera vite réglé si vous comptez mettre une coque.
Pour le reste, Apple n’a pas changé sa formule. On retrouve toujours ce téléphone assez massif, au look presque brut, mais dont les angles arrondis évitent l’effet « brique » une fois en main. L’aluminium n’est pas particulièrement glissant et je n’ai jamais eu l’impression de tenir une savonnette en utilisant l’iPhone sans coque. La principale différence par rapport aux 17 Pro se trouve finalement sur la balance. L’iPhone 18 Pro passe de 204 à 211 g, une hausse qui reste assez discrète en main. C’est beaucoup plus marqué sur le Pro Max, qui grimpe de 231 à 249 g malgré des dimensions inchangées. Il dépasse même les 240 g des anciens iPhone 14 Pro Max en acier et devient le Pro Max le plus lourd jamais commercialisé par Apple. Ceux qui viennent d’un 17 Pro ne remarqueront donc quasiment aucune différence de prise en main, mais les habitués du Pro Max peuvent commencer à faire travailler leurs poignets.

Une Dynamic Island qui se fait plus discrète
C’est en retournant le téléphone que l’évolution la plus visible apparaît : la Dynamic Island a enfin rétréci. Apple n’en a pas fait un argument majeur de sa communication tant le changement ne bouleverse pas l’expérience. Pourtant, on le remarque. En jouant ou en regardant une vidéo, je me suis surpris plusieurs fois à apprécier ce petit gain d’espace.
iOS peut aussi profiter de cette nouvelle Dynamic Island pour afficher jusqu’à trois activités en direct simultanément. C’est sympathique et cela donne parfois une impression de multitâche un peu plus poussé, même si les occasions d’en profiter réellement ne se présentent pas tous les jours. Bref, comme souvent avec ce genre de petites améliorations, on les remarque beaucoup les premières heures avant de ne plus vraiment y penser.

Cette réduction a été rendue possible par le déplacement de la caméra infrarouge de Face ID sous la dalle. La densité de pixels a été réduite localement au-dessus du capteur afin de laisser passer la lumière infrarouge, tandis que les autres éléments du système TrueDepth restent logés dans la Dynamic Island.
Cette nouvelle implantation oblige toutefois Face ID à s’appuyer sur des « données d’image supplémentaires » pour préserver ses performances. Apple précise même qu’avec un masque et des lunettes, il peut être nécessaire de déplacer légèrement l’iPhone si l’identification échoue du premier coup. Je n’ai personnellement rencontré aucun souci : Face ID m’a semblé aussi rapide et fiable que sur les générations précédentes.
Face ID : l’iPhone 18 Pro doit s’appuyer sur des données d’image supplémentaires
Une partie des utilisateurs a néanmoins signalé davantage de difficultés dans certaines situations, notamment avec des lunettes. Des bugs ont également été relevés au moment de la configuration initiale de la reconnaissance faciale, tandis que le système cause parfois des redémarrages. Le changement a aussi une conséquence plus inattendue : certains protège-écrans, en particulier les modèles mats, peuvent perturber Face ID. Autrement dit, la transition vers l'écran total avance, mais ne se fait pas sans accrocs.

L’écran lui-même ne change quasiment pas. On retrouve l’excellente dalle OLED ProMotion avec son rafraîchissement adaptatif jusqu’à 120 Hz. Il n’y avait pas grand-chose à lui reprocher l’année dernière et ce constat reste valable aujourd’hui : animations, défilements et jeux sont parfaitement fluides, et la luminosité reste suffisante dans tous les scénarios. Le bouton Action reste convaincant, et Apple a conservé sa « Commande de la caméra » sur la tranche que je trouve toujours aussi superflue.
Photo : l’ouverture variable entre en scène
La grosse nouveauté de cette année est évidemment à chercher du côté de la photo avec l’apparition d’une ouverture variable. Jusqu’à présent, Apple suivait une logique assez simple sur le capteur principal : ouvrir le plus possible pour faire entrer un maximum de lumière. Cette année, l’ouverture maximale augmente encore, jusqu’à ƒ/1,48, mais Apple ajoute surtout un véritable diaphragme à six lamelles capable de refermer l’objectif lorsque toute cette lumière n’est pas nécessaire.
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